"Cette fois c'est la bonne."
C'est ce que je me suis dit quand je me suis plantée devant mon clavier en pensant que j'écrirais pour de bon et que mon coeur pourrait être soulagé. Avoir quelque chose de pesant qui vous traîne c'est déjà assez dure, surtout quand c'est la faute à l'amour. Mais quand même notre coeur est incapable de dire ce qu'il vous arrive, il ne reste que les simples accords d'une guitare, et vos propres mots pour penser. Je commence sérieusement à croire que l'amour est une invention stupide qui vous fait croire qu'il se passe quelque chose entre la raison et le coeur, mais qu'au final, le coeur l'emporte, et la raison s'envole. Un coup de vent, quatres mots touchants et vos yeux se brouillent. Un coeur qui bat est un coeur amoureux. Un coeur que vous ne sentez pas battre, et un coeur vide. Un coeur sans vie, une larme sans gout, aucun projet pour l'avenir. Je divague. La seule chose qui mérite d'être dite, est que l'amour quoi qu'il en soit, flagrant ou pas, fait partie de nos vies, on en a tous pleuré. Premier amour, amour amical, amour douloureux, amour invisible, amour invincible. C'est cette chose inhabituelle qui vous donne la force d'écrire, la force et l'envie de vivre, mais aussi celle de mourir. C'est tellement inhabituel que votre coeur bat d'une manière innégale. On est aveuglé, et serait capable de tout vendre pour cet amour, qui nous semblera un jour, mort, ou vivant : Insignifiant.
C'est tellement inhabituel, qu'on cherche les mots exeptionnels, alors que ce qu'il nous suffirait, serait de crier.
C'est fou comme ce soir, je sens l'amour en vie, en moi. C'est inhabituel. Unusual.